L’incendie de la Tour Grenfell en 2017 a tiré la sonnette d’alerte pour tous les acteurs de la sécurité incendie, désormais, une plus grand attention est portée à la sécurité incendie. Ce n’est qu’à la fin de l’année dernière qu’Efectis a fait l’objet pour la première fois de demandes pour évaluer les systèmes de façade au Pays-Bas.

 

Aux Pays-Bas, l’équipement SBI est utilisé afin d’évaluer les structures des façades, en association avec une évaluation supplémentaire. Afin de déterminer la sécurité incendie d’une façade, des calculs de propagation de l’incendie sont effectués selon l’EN 6068, démontrant ainsi si la façade est sécure. Cela implique d’évaluer les matériaux utilisés selon le Décret sur la Construction, section 2.9.1. Le revêtement extérieur du bâtiment devra se conformer manifestement aux feux de classement B, par la soumission de résultats d’essai sur les matériaux utilisés. Cela se rapporte à des matériaux séparés et à une combinaison de matériaux. Les deux doivent se conformer à des feux de classement B.

Il est souvent passé inaperçu, qu’en pratique, là où les matériaux étaient évalués en tant que classement B, une combinaison de ces matériaux étaient automatiquement évalués comme étant de classe B également. L’incendie de la Tour Grenfell a rendus plus sages les acteurs néerlandais qui ont également perdu l’une de leurs illusions.

En conséquence, le monde de l’architecture a désormais pris conscience qu’une combinaison des bons matériaux peut aussi propager l’incendie par les façades. En particulier, l’utilisation de toute sorte de matériaux exotiques et de structures dans l’intérêt de leur durabilité a certes rendu ces bâtiments plus esthétiques (par exemple pour les façades végétalisées, ou encore des panneaux solaires pour la production d’énergie), mais cela au détriment de la sécurité incendie. Durant les six derniers mois, nous avons testé plusieurs structures de façade, avec des résultats étonnamment faibles. Tout particulièrement, des systèmes de façade ventilés à joints ouverts ont présenté un mauvais comportement contrairement à ce qui était considéré préalablement..
Bien que certaines de ces structures ont atteint leur but ultime en atteignant un classement B, d’autres ont été classées E ou encore plus bas. Ces résultats ont encore renforcé l’idée qu’une évaluation de ces structures était nécessaire.

Dans le cas des Pays-Bas, où la sécurité incendie des façades est déterminée par le biais d’une méthode d’essais SBI couplée d’une évaluation, les résultats de ces essais SBI sont quelque fois satisfaisants, mais un doute subsiste au regard de l’évaluation finale. Des essais à grande échelle sont ainsi nécessaires.

 

C’est pour cette raison qu’un gros travail est en cours afin de mettre les touches finales à notre installation Room Corner dans le bâtiment essais Ad-Hoc. Ces modifications portent sur une hotte d’évacuation combinée à un système de taux de libération de chaleur qui a pour but de déterminer de grandes capacités. Avec cette grande hotte d’évacuation, nous pouvons effectuer des essais de grandeur intermédiaire selon l’ISO 13785 partie 1. La principale raison pour ces modifications sont les délais de plus en plus grands dans les laboratoires au feu en Europe et l’attention particulière qui est donnée à la sécurité des façades. Cela nous permettra de donner très prochainement une meilleure opinion sur les façades.

 

Contact: Arjo Lock  – [arjo.lock@efectis.com]

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